Clad Ange Démoniaque


Nombre de messages: 1376 Age: 38 Localisation: Apt , Vaucluse Date d'inscription: 27/10/2007
 | Sujet: " Les conditions de vie déplorables dans les prisons françaises : quelles solutions ? " Jeu 19 Fév - 8:46 | |
| Bonjour a tous et avant tout , milles excuses pour la mise en ligne de ce nouveau débat assez tardivement , une vie de famille de folie et quelques ennuis techniques en sont a l'origine ! Ou en est on donc aujourd'hui en France au niveau des conditions de vie en milieu carcéral ? Force est de constater malheureusement que ces conditions vont en s'aggravant au fil des années ! Autant le taux de criminalité peut être fluctuant dans notre pays , autant les peines encourues pour un délit mineur conduisent dans la plupart des cas en maison d'arrêt , mêmes si des solutions alternatives existent , que je décrirais plus tard . Mais autant nous consacrer au coeur du sujet , avec cette analyse détaillé , paru sur http://www.eleves.ens.fr/pollens/seminaire/seances/prisons/surpopulation.html , sur la cause principale de la dégradation de conditions de vie des détenus , a savoir la surpopulation carcérale . La surpopulation carcérale Les chiffres sont éloquents: en août 2002, il y avait 55879 détenus dont 18121 prévenus et 37758 condamnés (les prévenus représentent donc 32,4% de la population carcérale) pour 47473 places de prison. Quelques chiffres un peu plus anciens: En 1975, 26032 détenus, 42937 en 1985 et 52961 en 1999. Où y a-t-il surpopulation carcérale? La surpopulation carcérale est un phénomène réservé aux maisons d'arrêt, les établissements pour peines respectant le principe de l'encellulement individuel (alors que d'après le rapport du Sénat, il semble que maisons d'arrêt et établissements pour peines soient astreints aux mêmes obligations à ce propos). Pour autant, ce n'est pas de places en maison d'arrêt qu'on manque: étant donné que les maisons d'arrêt ne devraient accueillir que des prévenus et des condamnés dont le reliquat de peine est inférieur à un an, il apparaît que, fin 2001, il y avait un excédent de 2107 places en maison d'arrêt tandis qu'il manquait 6939 places en centre de détention. Par ailleurs on notera que dans les établissements à gestion mixte (c'est-à-dire ceux où l'entretien de la prison, la nourriture des prisonniers et la gestion de la cantine est laissé à un gestionnaire privé), la surpopulation se fait moins sentir: l'État doit payer une indemnité au gestionnaire si l'occupation de la prison dépasse 120%... Surpopulation et encellulement individuel Le principe de l'encellulement individuel, datant de 1875, n'a jamais été mis en pratique. En toute rigueur, il faudrait le distinguer du problème de surpopulation puisque certaines cellules sont prévues pour accueillir plusieurs détenus. Dans les faits, les deux choses se confondent un peu, d'autant plus que aux dires de Martine Viallet, directrice de l'administration pénitentiaire en 2000, la capacité théorique d'un établissement "est calculée en fonction du nombre et de la taille des cellules, définissant le nombre de personnes que l'on pense pouvoir mettre dans des conditions relativement correctes dans une même cellule. Alors que l'on considère que notre capacité théorique est elle-même un peu _généreuse_". En outre, la meilleur manière d'éviter la surpopulation carcérale est encore d'assurer l'encellulement individuel: il est moins facile de déplacer les murs d'une cellule pour mettre un détenu de plus dans une nouvelle cellule que d'y rajouter un matelas.Une surpopulation inacceptable Les problèmes liés à la surpopulation carcérale sont énormes. Il y a d'abord et essentiellement l'influence sur les conditions de vie des détenus: promiscuité, manque d'intimité (les sanitaires ne sont souvent séparés du reste de la cellule que par un tissu posé par les détenus, quand il y en a un...), agressions et viols. Il y a ensuite le problème lié à la grande difficulté de mener un travail de réinsertion dans un prison surpeuplée, et cela, ce n'est pas juste un problème pour les détenus: c'est un problème pour toute la société dans laquelle les détenus auront plus de mal à se réinsérer à leur sortie (il ne faut pas perdre de vue que l'immense majorité des détenus "passe" en prison et retourne en liberté, les très longues peines ne sont bien sûr que très minoritaires). Quelles solutions ? Avec actuellement un duricement du gouvernement sur les peines de prison encourue ( âge d'incarcération des 12 ans , peine plancher ou récidive entre autres ) , voici les quelques solutions alternatives a un emprisonnement : Placement sous surveillance électronique : Mode d’exécution d’une peine d’emprisonnement en dehors d’un établissement pénitentiaire. Le bracelet, le plus souvent fixé à la cheville, est un émetteur électronique permettant de détecter, à distance, la présence ou l’absence du condamné dans un lieu et pour une période préalablement déterminée dans le cadre du prononcé de la peine. TIG (Travaux d’intérêt général) :Peine prononcée à titre principal, ou en complément d’une peine d’emprisonnement assortie du sursis, par le tribunal correctionnel pour les majeurs, ou par le tribunal pour enfants (à l’encontre des mineurs délinquants âgés de 16 à 18 ans) et consistant à effectuer, dans un temps déterminé, un travail non rémunéré, au profit d’une collectivité publique ou d’une association agréée.Le suivi socio-judiciaire :Mesure prononcée par le tribunal correctionnel ou la cour d’assises contre l’auteur d’un crime ou d’un délit à caractère sexuel (agression, viol…). Cette mesure permet un suivi judiciaire, et médical si nécessaire, après l’exécution de la peine de prison. Elle contraint le condamné à se soumettre, sous le contrôle du juge de l’application des peines, à des mesures de surveillance et d’assistance ainsi qu’à certaines obligations, comme l’interdiction de se rendre dans certains lieux, de fréquenter des mineurs, ou d’exercer une activité professionnelle ou sociale en contact avec des mineurs. S’il ne respecte pas les obligations, le condamné est passible d’emprisonnement.Source de ces 3 paragraphes et plus d'infos sur : http://www.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10030&article=16279 ------------------------------------------ On le voit , le gouvernement et les pouvoirs publiques commence a réagir a ce douloureux problèmes qu'est la surpopulation carcérale et ces conditions de vie déplorables qui en découle . Il est temps de mettre ces mesures ( et peut être de nouvelles a l'avenir ? ) pour endiguer cette situation qui , certes puni une personnes commettant un délit mineur ou bien plus grave , mais en plus de lui ôter toute liberté , lui enlève sa dignité . Loin de moi l'idée de m'apitoyer sur le sort de certains détenus parmi les plus dangereux ( comme a pu le faire la mère d'un certains détenus évadé et récupéré récemment ++ ) , mais tout crime quel qu'il soit mérite sanction , que cette dernière s'applique dans des conditions dites " normales " pour tout un chacun . J'attends bien sur vos avis pertinents , bonne journée a tous ! PS: Sujet mis en ligne anormalement tôt pour qui me connaît , mais il y a eu de l'imprévue dans l'air au niveau de mon boulot aujourd'hui !  |
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yugo05 Gold Saint


Nombre de messages: 1634 Age: 23 Date d'inscription: 03/09/2007
 | Sujet: Re: " Les conditions de vie déplorables dans les prisons françaises : quelles solutions ? " Ven 20 Fév - 11:16 | |
| Voilà un des sujets que je suis avec beaucoup d'intérêt.
Alors, en effet Tout le monde, détenus, syndicats de surveillants, union européenne sont unanimes. les conditions de vie dans les prisons sont inacceptables. Malgré les nombreux avertissements de l'observatoire national des prisons, la commission européenne etc.....Ca n'a pas l'air de vouloir changer concrètement. Et le petit peuple il en pense "La prison, ce n'est pas le club med" (Exactement ce qu'a dit Rachida Dati pendant une visite en prison quand un détenu s'est plaint), "Si ils sont là c'est qu'ils le méritent et blablabla"....Sans pour autant avoir conscience que tout le monde peut un jour s'y retrouver même pour une petite bêtise. Ce que je ne souhaite à personne bien entendu
Vive Sarko et sa politique de la tolérance zéro. Parce que depuis qu'il est président on a vu des lois de plus en plus répressives: Loi anti récidive qui autorise les peines plancher contre les petits délinquants récidivistes...Jusqu'au plus inacceptable: La loi sur la rétention de sûreté.
De plus, on a vu pas mal de faits divers nous montrant que notre omniprésident use parfois d'un machiavelisme plutôt inquiétant au non de notre sécurité : Des flics débarquent sans prévenir avec des chiens renifleurs dans un collège, L'affaire du sabotage des caténaires de voies ferrées ou un suspects a été incarcéré sans preuves, un journaliste qui se fait cueillir et fouiller au petit matin en sortant de chez lui dans une affaire de diffamation Et maintenant, le procès Colanna qui pourrait faire ressurgir les fantômes de l' affaire Dreyfus
(bon, je dérape un peu là. revenons à nos moutons)
Ils ont raison d'un côté, la prison ne doit pas être un lieu qui donne envie d'y aller. Mais le président Giscard à un jour bien dit que La sanction doit consister uniquement en la privation de liberté et ne pas aller au delà. De plus au delà de la punition, il y a la réinsertion. Et il est tout simplement impossible de se réinsérer dans de pareilles condition (ou alors faut un mental en acier trempé). Il y a également le fait qu'on mélange des détenus quoi qu'ils aient fait. Un petit consommateur de cannabis peut très bien se retrouver dans la même cellule qu'un assassin. Et ça mène à des drames comme dans cette prisons de Rouen ou un détenu malade mental a tué son codétenu avent de commencer à le manger.
Alors, Comment remédier à ce problème. Des cellules propres et individuelles. Mais Rome ne se fait pas en un jour....Le système d'assignation à résidence est une bonne idée en ce qui concerne les petites peines....C'est mieux de ne pas pouvoir sortir de chez soi que de vivre dans 9m2 avec un type qui ne vous inspire pas confiance. Mais surtout il faut davantage penser au mot "réinsertion". Pour celà, déjà, la moindre des choses, serait de donner au détenus davantage de contacts avec leurs famille (Nos voisins européens ont même des "parloirs sexuels"), de leur donner du boulot et de leur assurer une formation professionnelle afin qu'une fois sortis, ils puissent repartir du bon pied. |
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